20100526 |
Théodore GÉRICAULT Son souci de réalisme le conduisit dans les hôpitaux pour étudier les moribonds et les cadavres. L'œuvre est parfaitement romantique par son inspiration, un sujet d'épouvante puisé dans l'histoire contemporaine, par sa facture emportée, par le dynamisme qui l'anime : néanmoins, elle se réfère à la tradition classique par sa composition pyramidante. Elle est vilipendée au Salon de 1819, tant pour la nouveauté de son interprétation que pour son esprit où on décèle des intentions politiques (le naufrage de "La Méduse" avait suscité des remous contre le pouvoir), la présence d'un naufragé noir est considérée comme un manifeste contre l'esclavage. En revanche, le tableau soulève l'enthousiasme en Angleterre où Géricault l'expose en 1820. |
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(DMC-FZ18; 0.125 s (1/8); 5.8mm (35mm equivalent: 35mm); f/2.8) |
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